EMDR et deuil : dans quels cas, comment et avec quelles limites

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Femme pensive assise seule sur un banc de jardin, baignée dans une douce lumière dorée au crépuscule.
Parfois, le chemin du deuil nécessite un soutien particulier. Découvrez comment l'EMDR peut aider à apaiser la douleur.
L’essentiel à retenir : le deuil est une réaction normale à la perte et ne nécessite pas systématiquement une psychothérapie. L’EMDR est surtout une thérapie reconnue pour le trouble de stress post-traumatique. Après un décès brutal, violent ou vécu dans des circonstances traumatiques, elle peut être envisagée si des symptômes de TSPT sont présents. En revanche, les preuves concernant l’EMDR comme traitement spécifique du trouble du deuil prolongé restent limitées et ne permettent pas de garantir son efficacité.

La perte d’un proche peut provoquer une tristesse intense, des troubles du sommeil, des difficultés de concentration ou un sentiment d’irréalité. Ces réactions peuvent être très douloureuses sans être nécessairement pathologiques.

Chez une minorité de personnes, la souffrance persiste, entraîne un retentissement important sur la vie quotidienne et peut correspondre à un trouble du deuil prolongé, à un épisode dépressif, à un trouble de stress post-traumatique ou à plusieurs difficultés associées. Une évaluation clinique est alors nécessaire pour distinguer ces situations.

L’EMDR pour le deuil peut être proposée dans certains cas, notamment lorsque les circonstances du décès ont laissé des souvenirs traumatiques envahissants. Elle ne vise pas à effacer le souvenir du défunt ni à supprimer la tristesse normale liée à la perte.

Informations médicales et scientifiques vérifiées le 3 août 2026.

  1. Dans quelles situations l’EMDR peut-elle être proposée après un deuil ?
  2. Comment l’EMDR agit-elle et quelles sont les incertitudes ?
  3. Comment se déroule une séance de thérapie EMDR ?
  4. Comment choisir un praticien EMDR qualifié ?

Dans quelles situations l’EMDR peut-elle être proposée après un deuil ?

L’EMDR est principalement recommandée pour traiter le trouble de stress post-traumatique. Après un décès, elle peut être envisagée lorsque la personne présente des souvenirs intrusifs, des cauchemars, des réactions de peur intenses, un évitement important ou une hypervigilance en lien avec les circonstances de la mort.

Un décès n’entraîne toutefois pas automatiquement un TSPT. Selon les critères diagnostiques habituels, ce trouble est notamment susceptible de survenir lorsque la personne a directement assisté à la mort ou a appris le décès violent ou accidentel d’un proche. Le diagnostic nécessite également des symptômes persistants, un retentissement significatif et une évaluation professionnelle.

Pour le trouble du deuil prolongé sans TSPT associé, les psychothérapies spécifiquement centrées sur le deuil, notamment certaines interventions cognitivo-comportementales, disposent actuellement d’un niveau de preuve plus solide que l’EMDR seule.

Cette vidéo constitue un contenu pédagogique complémentaire. Elle ne remplace pas les recommandations cliniques ni une évaluation individuelle par un professionnel qualifié.

Trois situations différentes
  • Deuil habituel : réaction douloureuse mais évolutive, dont l’intensité et la forme varient selon les personnes et les cultures.
  • Trouble du deuil prolongé : souffrance persistante et invalidante, centrée sur la perte, dépassant les normes sociales, culturelles ou religieuses attendues.
  • TSPT après un décès : symptômes traumatiques tels que reviviscences, évitement, altérations de l’humeur et hyperactivation après une exposition répondant aux critères d’un événement traumatique.

Quelle distinction établir entre deuil habituel et trouble du deuil prolongé ?

Il n’existe pas une manière unique ou linéaire de vivre un deuil. La tristesse peut fluctuer, réapparaître lors des anniversaires et coexister avec des périodes de répit ou de reprise des activités.

Dans le DSM-5-TR, le diagnostic de trouble du deuil prolongé ne peut être posé qu’au moins douze mois après le décès chez l’adulte et six mois après le décès chez l’enfant ou l’adolescent. La personne doit notamment présenter une nostalgie intense ou une préoccupation persistante concernant le défunt, accompagnée d’autres symptômes fréquents et d’un retentissement notable.

Ce délai diagnostique ne signifie pas qu’il faut attendre douze mois avant de demander de l’aide. Une consultation peut être utile beaucoup plus tôt lorsque la détresse est difficilement supportable, que la personne ne parvient plus à assurer ses activités quotidiennes ou que d’autres troubles sont suspectés.

Différentes formes de psychothérapie et d’accompagnement émotionnel peuvent être discutées. Leur choix dépend des symptômes, des préférences de la personne, de la qualification du thérapeute et du niveau de preuve disponible.

Quels signes peuvent évoquer un trouble de stress post-traumatique lié au décès ?

Les symptômes possibles comprennent des souvenirs intrusifs, des flashbacks ou des cauchemars portant sur les circonstances de la mort. La personne peut éviter certains lieux, conversations, images ou démarches qui lui rappellent l’événement.

D’autres manifestations sont possibles : sentiment persistant de danger, sursauts exagérés, irritabilité, difficultés de sommeil, culpabilité, détachement émotionnel ou altération durable des pensées et de l’humeur.

Ces signes ne suffisent pas isolément à poser un diagnostic. Pour parler de TSPT, les symptômes doivent généralement persister plus d’un mois, provoquer une détresse importante ou perturber le fonctionnement social, familial, scolaire ou professionnel.

Un souvenir très douloureux ne prouve pas que le cerveau est « bloqué » ou que l’information est stockée dans une zone cérébrale précise. Ces expressions sont des métaphores cliniques et non des mécanismes neurologiques démontrés.

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Comment l’EMDR agit-elle et quelles sont les incertitudes ?

L’EMDR associe le rappel encadré d’un souvenir traumatique à des stimulations bilatérales alternées, le plus souvent des mouvements oculaires, mais parfois des sons ou des tapotements.

Le modèle du « traitement adaptatif de l’information » est le cadre théorique utilisé par les praticiens EMDR. Il ne doit toutefois pas être présenté comme une description démontrée du fonctionnement neurologique du deuil.

Plusieurs hypothèses sont étudiées. Les mouvements oculaires pourraient notamment mobiliser une partie des capacités de la mémoire de travail pendant le rappel du souvenir, ce qui contribuerait à diminuer sa vivacité ou son intensité émotionnelle. Le mécanisme précis de l’EMDR reste cependant discuté.

Prévalence du trouble du deuil prolongé

Une méta-analyse publiée en 2017, regroupant 14 études et 8 035 adultes principalement confrontés à des décès non violents, estimait la prévalence moyenne à 9,8 %, avec un intervalle de confiance de 6,8 à 14 %. Les résultats étaient très hétérogènes et ne constituent pas une estimation propre à la population française.

Quel est le rôle du style d’attachement dans la réaction au deuil ?

Le style d’attachement peut être associé à la manière dont une personne réagit à une séparation ou recherche du soutien. Il ne détermine toutefois pas à lui seul l’apparition d’un trouble du deuil prolongé.

Les facteurs associés sont multiples : relation avec le défunt, circonstances du décès, antécédents psychiques, soutien social, précarité, autres traumatismes et normes culturelles. Un profil d’attachement dit « insécure » ne permet donc ni de prédire avec certitude l’évolution du deuil ni d’expliquer un blocage neurologique.

Les schémas relationnels peuvent être explorés dans certaines psychothérapies, notamment dans la thérapie des schémas, lorsque cette approche correspond aux besoins de la personne. Elle ne constitue pas pour autant une étape obligatoire du traitement du deuil.

Illustration générale de l'activité neuronale, sans représentation directe du mécanisme de l'EMDR

L’objectif clinique de l’EMDR est de réduire la détresse associée à certains souvenirs et de permettre à la personne de les évoquer sans revivre la même intensité émotionnelle. Le souvenir n’est pas supprimé et la relation affective avec le défunt n’a pas à disparaître.

Par quels mécanismes les stimulations bilatérales peuvent-elles réduire la détresse ?

Les recherches suggèrent que les mouvements oculaires peuvent, dans certaines conditions expérimentales, réduire la vivacité et l’émotion associées à des images négatives. Ces résultats ne démontrent pas que l’EMDR « active les deux hémisphères », débloque une zone du cerveau ou restaure une supposée fluidité neurologique.

Effets recherchés pendant une prise en charge
  • Réduction progressive de la détresse associée à un souvenir ciblé ;
  • Diminution des symptômes de TSPT lorsque ce trouble est présent ;
  • Modification de certaines croyances négatives liées à l’événement ;
  • Reprise d’activités évitées, lorsqu’elle est adaptée et sécurisée.

Les résultats varient selon les personnes, le diagnostic, la complexité des traumatismes, la qualité de la relation thérapeutique et les éventuels troubles associés. Une amélioration ne peut pas être promise à l’avance.

Comment se déroule une séance de thérapie EMDR ?

Le protocole standard de l’EMDR comprend huit phases : recueil de l’histoire clinique, préparation, évaluation de la cible, désensibilisation, installation d’une cognition plus adaptée, scanner corporel, clôture et réévaluation.

Comment se déroule le protocole entre préparation et retraitement ?

Avant le travail sur un souvenir, le thérapeute évalue les symptômes, les ressources psychologiques, les antécédents, les risques actuels et la capacité de la personne à tolérer l’activation émotionnelle.

La préparation peut inclure l’apprentissage de techniques de stabilisation ou d’apaisement. Une image mentale sécurisante, parfois appelée « lieu sûr », peut être utilisée, mais elle n’est ni une garantie de sécurité psychologique ni l’unique méthode possible.

Lors de la phase d’évaluation, une image, une pensée négative, une émotion et des sensations corporelles associées au souvenir sont identifiées. Pendant la désensibilisation, la personne porte brièvement son attention sur ces éléments tandis que le thérapeute conduit des séries de stimulations bilatérales.

Cette thérapie EMDR centrée sur un traumatisme doit être adaptée au rythme de la personne. Le thérapeute doit pouvoir interrompre ou modifier le travail lorsque la détresse devient trop importante.

Matériel pouvant être utilisé dans certaines thérapies du deuil, distinct du protocole EMDR standard

La détresse est régulièrement évaluée à l’aide d’une échelle subjective. Il n’est pas obligatoire qu’elle atteigne exactement zéro au cours de chaque séance. Une séance peut se terminer alors qu’une émotion subsiste, à condition que le thérapeute organise une clôture appropriée et vérifie que la personne peut reprendre ses activités en sécurité.

Le rappel d’un événement traumatique peut temporairement augmenter les émotions, la fatigue ou l’inconfort. Toute aggravation importante, dissociation, idée suicidaire ou difficulté à retrouver un état stable doit être signalée au professionnel.

Faut-il attendre deux à trois mois après le décès avant de commencer l’EMDR ?

Il n’existe pas de délai universel et obligatoire de deux à trois mois. Le moment approprié dépend de la nature des symptômes, de leur intensité, de l’âge, du diagnostic envisagé, du risque actuel et des préférences de la personne.

Dans ses recommandations sur le TSPT, le NICE indique que l’EMDR peut être envisagée chez certains adultes présentant un TSPT ou des symptômes cliniquement importants entre un et trois mois après un traumatisme non lié au combat, notamment lorsque la personne préfère cette approche. Elle est recommandée parmi les options thérapeutiques lorsque les symptômes sont présents depuis plus de trois mois.

Ces recommandations concernent le TSPT et ne créent pas une règle générale pour tous les deuils. Une souffrance aiguë peut être accompagnée dès les premiers jours ou les premières semaines par une écoute, une aide sociale, un soutien médical ou psychologique et une surveillance des signes d’alerte.

Des exercices simples de respiration peuvent aider certaines personnes à diminuer temporairement leur niveau de tension. Ils ne traitent ni un TSPT ni un trouble du deuil prolongé.

Comment choisir un praticien EMDR qualifié ?

En France, l’appellation « praticien EMDR » n’est pas, à elle seule, un titre professionnel réglementé. Il est donc important de vérifier à la fois la qualification initiale du thérapeute et sa formation spécifique à l’EMDR.

Comment adapter l’approche au deuil chez l’enfant ou l’adolescent ?

Chez l’enfant, toute prise en charge doit être adaptée à l’âge, au développement, à la compréhension de la mort et à la situation familiale. Des dessins, des récits, des jeux ou des tapotements alternés peuvent être utilisés, mais leur emploi dépend de la formation du thérapeute et ne constitue pas un protocole universel.

Pour les enfants et adolescents de 7 à 17 ans présentant un TSPT depuis plus de trois mois, le NICE recommande d’abord une thérapie cognitivo-comportementale centrée sur le traumatisme. L’EMDR peut être envisagée lorsqu’ils ne répondent pas à cette approche ou ne parviennent pas à s’y engager.

Les preuves concernant l’EMDR comme traitement spécifique du trouble du deuil prolongé chez l’enfant restent insuffisantes. Une évaluation par un psychologue formé à l’enfance, un pédopsychiatre ou une équipe spécialisée peut être nécessaire lorsque les symptômes sont persistants ou très invalidants.

Vue de Paris utilisée comme illustration éditoriale

Le deuil d’un enfant peut aussi affecter les parents et les autres proches. Ceux-ci peuvent bénéficier de leur propre espace de soutien, sans considérer automatiquement leur souffrance comme un « traumatisme vicariant » nécessitant une technique particulière.

Les approches comme la thérapie transgénérationnelle ne doivent pas être présentées comme capables de traiter un héritage traumatique familial démontré biologiquement. Leurs modèles explicatifs ne remplacent pas les traitements recommandés du TSPT, de la dépression ou du trouble du deuil prolongé.

Après une catastrophe, un attentat ou un décès touchant une école ou une communauté, les interventions doivent être organisées par des équipes formées au psychotraumatisme. Une séance collective d’EMDR ne constitue pas automatiquement la réponse adaptée à toutes les personnes exposées.

Quels critères permettent de sélectionner un praticien EMDR qualifié ?

Une accréditation délivrée par EMDR France ou EMDR Europe indique que le thérapeute a suivi un cursus répondant aux critères de l’association. Elle ne remplace pas la vérification du titre professionnel initial et ne garantit pas le résultat du traitement.

Critère Vérification conseillée Pourquoi est-ce important ?
Qualification initiale Psychiatre, psychologue ou psychothérapeute enregistré auprès des autorités compétentes Vérifier la formation clinique et le droit d’utiliser le titre annoncé
Formation EMDR Annuaire d’EMDR France ou d’une association nationale affiliée à EMDR Europe Confirmer une formation spécifique et actualisée
Expérience clinique Expérience du TSPT, du deuil prolongé et de la population concernée Adapter l’évaluation et éviter de confondre plusieurs troubles
Supervision Demander si le praticien bénéficie d’une supervision régulière Favoriser une pratique encadrée, notamment pour les situations complexes
Information du patient Explication des objectifs, limites, alternatives, durée estimée et coût Permettre un consentement réellement éclairé
Absence de promesse Éviter les praticiens promettant une guérison rapide, définitive ou garantie Ces promesses ne sont pas scientifiquement défendables

Un thérapeute sérieux doit pouvoir expliquer pourquoi l’EMDR est proposée, quel trouble ou quel symptôme elle vise et quelles sont les autres options possibles. Il doit également accepter de différer le retraitement lorsque l’état clinique nécessite d’abord une stabilisation ou une prise en charge médicale.

L’EMDR peut aider certaines personnes endeuillées lorsque des souvenirs traumatiques ou un TSPT entretiennent une détresse importante. Elle ne « débloque » pas mécaniquement le cerveau, ne transforme pas automatiquement la souffrance en souvenir apaisé et ne constitue pas le traitement de référence de tous les deuils difficiles.

Pour un trouble du deuil prolongé, les interventions psychothérapeutiques spécifiquement centrées sur le deuil disposent actuellement des preuves les plus solides. Le choix du traitement doit reposer sur une évaluation individualisée, les troubles associés, les préférences de la personne et les compétences du professionnel.

FAQ

Quelle est la différence entre un deuil habituel et un trouble du deuil prolongé ?

Le deuil habituel peut provoquer une souffrance très intense, mais ses manifestations évoluent généralement au fil du temps. La personne peut continuer à ressentir un manque durable tout en reprenant progressivement certaines activités et relations.

Le trouble du deuil prolongé associe une nostalgie ou une préoccupation persistante concernant le défunt à d’autres symptômes fréquents et à un retentissement significatif. Dans le DSM-5-TR, le décès doit remonter à au moins douze mois chez l’adulte et six mois chez l’enfant ou l’adolescent. Le diagnostic doit aussi tenir compte du contexte social, culturel et religieux.

Quels sont les signes d’un TSPT consécutif à un décès ?

Un TSPT peut comporter des souvenirs intrusifs, des cauchemars, des flashbacks, un évitement des rappels de l’événement, des pensées ou émotions négatives persistantes et une hyperactivation telle que l’hypervigilance ou les sursauts exagérés.

Ces manifestations doivent persister plus d’un mois et entraîner une détresse ou un retentissement significatif. Un décès naturel appris sans exposition directe ne répond pas nécessairement au critère traumatique requis pour ce diagnostic.

Comment l’EMDR peut-elle aider après un deuil traumatique ?

L’EMDR demande à la personne de porter son attention sur certains éléments d’un souvenir traumatique tout en suivant des stimulations bilatérales alternées. Chez les personnes présentant un TSPT, cette thérapie peut réduire les symptômes et la détresse associée aux souvenirs.

Elle ne vise pas à oublier le défunt ou à supprimer toute tristesse. Pour le trouble du deuil prolongé sans TSPT, les études disponibles sur l’EMDR restent trop limitées pour la présenter comme une thérapie supérieure ou systématiquement indiquée.

Quel est le protocole de l’EMDR ?

Le protocole standard comprend huit phases : histoire clinique, préparation, évaluation, désensibilisation, installation, scanner corporel, clôture et réévaluation. Ces étapes ne sont pas nécessairement réalisées au cours d’une seule séance.

Le traitement est adapté aux symptômes, aux ressources psychologiques et à la tolérance émotionnelle de la personne. Une diminution de la détresse est recherchée, mais un score égal à zéro n’est pas une obligation à la fin de chaque séance.

Pourquoi entend-on parfois qu’il faut attendre deux ou trois mois après le décès ?

Ce délai ne correspond pas à une règle médicale universelle. Il peut être pertinent d’observer l’évolution de certaines réactions aiguës, mais une personne peut demander du soutien ou consulter bien avant.

Pour le TSPT chez l’adulte, le NICE permet d’envisager l’EMDR entre un et trois mois après certains traumatismes et la recommande parmi les traitements possibles lorsque les symptômes persistent au-delà de trois mois. Ces recommandations ne concernent pas tous les deuils et doivent être appliquées après une évaluation clinique.

Quels critères privilégier pour sélectionner un praticien EMDR ?

Il est conseillé de vérifier que le praticien est d’abord psychiatre, psychologue ou psychothérapeute enregistré, puis qu’il dispose d’une formation EMDR reconnue. L’annuaire d’EMDR France permet de rechercher des thérapeutes accrédités par l’association.

Le professionnel doit expliquer les objectifs, les limites, les effets indésirables possibles, les alternatives et le déroulement prévisible. Une promesse de guérison garantie ou de résultat définitif doit conduire à la prudence.

Sources utilisées pour la rédaction

  • American Psychiatric Association — « Prolonged Grief Disorder ». Révision médicale : août 2025. Consulté le 3 août 2026. Source utilisée pour les critères diagnostiques du DSM-5-TR, les symptômes, l’estimation de fréquence et les traitements centrés sur le deuil. Consulter la source.
  • National Institute for Health and Care Excellence — « Post-traumatic stress disorder, NG116 ». Publication : 5 décembre 2018 ; dernière révision indiquée : 8 avril 2025. Consulté le 3 août 2026. Source utilisée pour la place de l’EMDR chez l’adulte et l’enfant ainsi que pour les délais après un événement traumatique. Consulter la source.
  • U.S. Department of Veterans Affairs, National Center for PTSD — « Eye Movement Desensitization and Reprocessing for PTSD ». Date de mise à jour non indiquée sur la page consultée. Consulté le 3 août 2026. Source utilisée pour l’efficacité de l’EMDR dans le TSPT, le contenu des séances et les incertitudes concernant son mécanisme. Consulter la source.
  • Lundorff M. et al., Journal of Affective Disorders — « Prevalence of prolonged grief disorder in adult bereavement: A systematic review and meta-analysis ». Publication : 2017. Consulté le 3 août 2026. Méta-analyse de 14 études et 8 035 adultes, utilisée pour l’estimation de prévalence de 9,8 % et ses limites. Consulter la source.
  • Spicer L., Frontiers in Psychiatry — « Eye Movement Desensitisation and Reprocessing therapy for prolonged grief: theory, research, and practice ». Publication : 15 avril 2024. Consulté le 3 août 2026. Revue narrative utilisée pour évaluer l’état des recherches sur l’EMDR et le deuil prolongé ; l’auteur souligne l’absence d’essais spécifiques suffisants et les faibles effectifs. Consulter la source.
  • Organisation mondiale de la Santé — « Post-traumatic stress disorder ». Publication : 27 mai 2024. Consulté le 3 août 2026. Source utilisée pour les principaux groupes de symptômes du TSPT et les troubles fréquemment associés. Consulter la source.
  • Association EMDR France — « Suivre une psychothérapie EMDR : les bonnes pratiques pour trouver un accompagnement sécurisé et encadré ». Date de publication non indiquée dans le document. Consulté le 3 août 2026. Source utilisée pour les conditions d’accès aux formations accréditées et l’annuaire des thérapeutes. Consulter la source.
  • Service-Public.fr — « Consultation d’un psychologue ou d’un psychiatre : quelle prise en charge ? ». Vérifié le 3 juillet 2026. Consulté le 3 août 2026. Source utilisée pour distinguer les qualifications de psychiatre, psychologue et psychothérapeute. Consulter la source.
  • 3114, numéro national de prévention du suicide — « Confidentialité et gratuité ». Consulté le 3 août 2026. Source utilisée pour vérifier l’accessibilité gratuite et confidentielle du service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Consulter la source.

À lire — Cet article fournit une information générale et ne permet pas de diagnostiquer un trouble du deuil prolongé, une dépression ou un TSPT. Une souffrance persistante ou un retentissement important justifie d’en parler à un médecin, un psychologue ou un psychiatre.

En cas de détresse ou de pensées suicidaires, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et confidentiel, disponible 24h/24 et 7j/7. En cas de danger immédiat, composez le 15 ou le 112.

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