À retenir : la confidentialité est un sujet à aborder dès le début d’un accompagnement psychologique. Le cadre exact dépend notamment du lieu d’exercice et de la mission du professionnel. Il existe des exceptions prévues par la loi : promettre un secret « absolu, sans aucune exception » serait trompeur.
Avant de parler d’informations personnelles à un psychologue, vous pouvez demander comment elles seront protégées, conservées et éventuellement partagées. Poser ces questions ne signifie pas que vous manquez de confiance : cela permet de comprendre le cadre du suivi.
Secret professionnel et secret médical : quels repères ?
Le psychologue et le médecin n’exercent pas la même profession. L’expression « secret médical du psychologue » est donc imprécise si elle laisse entendre que tous les psychologues sont médecins ou soumis à un cadre identique.
L’article 226-13 du Code pénal sanctionne la divulgation d’une information secrète par une personne qui en est dépositaire au titre de son état, de sa profession, de sa fonction ou d’une mission. Il prévoit un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Déterminer l’application précise de ce texte à une situation nécessite d’examiner le cadre d’exercice ; cet article ne constitue pas une consultation juridique.
Des exceptions légales existent, notamment dans certaines situations de protection de personnes vulnérables. Elles ne constituent pas une autorisation générale de raconter une consultation à des tiers. Pour les professionnels, le ministère de la Justice présente les règles du secret professionnel et de l’échange d’informations, dans le contexte de la justice pénale des mineurs. Ce contexte ne doit pas être transposé automatiquement à toute consultation.
Les questions à poser avant de commencer
- Quelles informations notez-vous pendant ou après les séances ?
- Où sont conservées ces notes et qui peut y accéder ?
- Travaillez-vous seul ou dans une équipe ? Quelles informations peuvent circuler au sein de cette équipe ?
- Dans quelles situations devez-vous ou pouvez-vous transmettre une information ?
- Comment m’informez-vous d’un échange avec un médecin, un établissement ou un autre intervenant ?
- Quel canal utiliser pour envoyer un document personnel ?
Vous pouvez préparer ces points avec notre checklist pour un premier rendez-vous. Si le fonctionnement reste flou, demandez une explication concrète et, si nécessaire, les coordonnées de l’interlocuteur compétent dans la structure.
Enfant, couple, employeur : clarifier le destinataire du suivi
Dans une consultation avec un mineur, en couple ou dans un cadre professionnel, posez explicitement la question du partage : qui participe aux entretiens, qui reçoit un compte rendu et quel sera son contenu ? Ne supposez pas que les règles sont identiques à celles d’une consultation individuelle en cabinet.
Avant de remettre un document à un tiers, vérifiez son destinataire et son objectif. Si vous avez un doute sur une demande de votre employeur, d’une administration ou d’une juridiction, sollicitez un conseil adapté au contexte.
Que faire si vous craignez une divulgation ?
Conservez les éléments factuels utiles et demandez des explications au professionnel ou à la structure. Pour savoir quelles démarches sont possibles dans votre situation, adressez-vous à un professionnel du droit. Évitez de publier des détails personnels sur un forum pour faire arbitrer le désaccord.
Révision documentaire du 27 septembre 2026. Information générale destinée à préparer un échange ; elle ne remplace pas un conseil juridique individualisé.
